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« C'est toujours disponible ? »


Le SMS qui montre une annonce Marketplace à votre nom
ce qu'il faut faire, et surtout ne pas faire

Article publié le 8 Octobre 2026
Vous recevez un message d'un numéro inconnu, par SMS ou par iMessage : « Bonjour, c'est toujours disponible ? ». En pièce jointe, la capture d'écran d'une annonce Facebook Marketplace, avec une photo d'objet, un prix, et le nom du vendeur. Ce nom, c'est le vôtre.

Première réaction, bien naturelle : « Mais je ne vends rien ! Quelqu'un a mis une annonce à ma place ? ». On a envie de répondre tout de suite pour corriger, par réflexe honnête. C'est exactement là qu'est le piège, et c'est aussi la bonne nouvelle : il suffit de ne pas répondre pour que l'affaire s'arrête net. Voici ce qui se passe vraiment, et quoi faire calmement.

L'essentiel en 30 secondes
  1. Ce message ne cherche pas à acheter quoi que ce soit. Il cherche à savoir si votre numéro est actif et attentif.
  2. Répondre, même pour dire « ce n'est pas moi », confirme que votre numéro est bon : c'est précisément la réponse attendue.
  3. Votre nom et votre numéro viennent en général d'une fuite de données chez un site ou un service, pas d'un piratage de votre téléphone.
  4. La bonne réaction : ne répondez pas, bloquez le numéro, supprimez la conversation, et signalez au 33700 si besoin.
  5. Par prudence, vérifiez vous-même (jamais via un lien reçu) vos connexions Facebook et votre Marketplace, et activez la double authentification.
Sommaire


1. Pourquoi ce message, et qu'est-ce qu'on vous veut


Le but n'est pas de vous vendre ni de vous acheter un objet. L'annonce Marketplace « à votre nom » est un décor, fabriqué ou recopié pour rendre le message crédible. Ce que l'escroc veut, c'est beaucoup plus simple : une réponse de votre part.

Dès que vous répondez (n'importe quoi : « bonjour », « ce n'est pas moi », « vous faites erreur »), vous venez de prouver trois choses d'un coup :


Pour un escroc, c'est une information qui a de la valeur. Un numéro « vivant et réactif » vaut plus cher qu'un numéro au hasard. Ensuite, deux suites possibles, parfois les deux :

  1. Votre numéro est revendu et versé dans des listes de « bons numéros », qui alimentent les campagnes de faux SMS (colis en attente, faux conseiller bancaire, faux impôts). Vous recevrez davantage d'arnaques, mieux ciblées, dans les semaines qui suivent.
  2. La conversation continue et glisse doucement : on vous demande de « vérifier votre identité » sur une page, de communiquer un code reçu par SMS, ou de vous connecter à Facebook depuis un lien. L'objectif est alors de prendre la main sur votre compte Facebook.

2. D'où viennent votre nom et votre numéro ?


C'est la question qui inquiète le plus, et la réponse est rassurante : votre téléphone n'est pas infecté, votre compte n'est pas forcément piraté. Dans l'immense majorité des cas, le nom et le numéro proviennent d'une fuite de données chez un site ou un service où vous êtes client, ou chez un de leurs sous-traitants (nous expliquons ce mécanisme dans notre article sur les données qui ont fuité chez un commerçant).

Ces fuites ne livrent presque jamais de mots de passe bancaires. Elles livrent du nom, un e-mail, un numéro de téléphone, parfois une adresse. C'est exactement ce qu'il faut pour fabriquer un message personnalisé et crédible comme celui-ci. On peut donc être concerné à cause d'un site où l'on n'a jamais rien vendu, simplement parce que nos coordonnées ont circulé.

Ce qu'il faut comprendre : un message qui connaît votre nom ne prouve rien du tout. Aujourd'hui, le nom, c'est une donnée qui circule et s'achète. Ce n'est plus un signe de confiance.

3. Les trois indices qui trahissent ce piège


Même bien fait, ce message se reconnaît à trois détails simples, sans aucune compétence technique.

  1. Vous ne vendez rien. C'est le plus évident et le plus solide. Si vous n'avez publié aucune annonce, aucun acheteur « légitime » ne peut vous écrire pour un objet. Une capture d'écran qui montre votre nom comme vendeur ne prouve pas que l'annonce existe : une image se truque ou se recopie en trente secondes.
  2. Le message arrive par SMS ou iMessage, pas dans Facebook. Un vrai acheteur intéressé par une vraie annonce passe par la messagerie interne de Marketplace (la discussion Facebook). Qu'on vous écrive directement sur votre numéro personnel, en dehors de la plateforme, est anormal, et c'est voulu : hors de Facebook, il n'y a plus de signalement, plus de protection, plus de trace.
  3. On cherche à vous emmener ailleurs. Dès que la conversation pousse vers un autre canal (WhatsApp, un lien à ouvrir, une « page de vérification », un code à communiquer), c'est terminé : aucune vente honnête ne réclame cela. Toute pression pour quitter la plateforme ou pour cliquer est en soi le signal d'alarme.

4. La bonne réaction : ne rien répondre, supprimer, bloquer


C'est la partie la plus simple, et la plus efficace.


Voilà, l'affaire s'arrête là pour l'immense majorité des cas. Vous n'avez rien à réparer.

5. Par prudence : vérifiez vous-même votre compte Facebook


Puisque le prétexte tourne autour d'une annonce « à votre nom », autant s'assurer que votre vrai compte Facebook va bien. Ces vérifications se font en ouvrant vous-même l'application Facebook ou facebook.com, jamais depuis un lien reçu dans le message.


Réflexe universel : un code reçu par SMS ne se saisit que sur une page que vous avez ouverte vous-même, et ne se communique jamais à personne, sous aucun prétexte. Si une alerte Facebook est réelle, elle est visible une fois connecté dans l'application.

6. Et si une fausse annonce existe vraiment à votre nom ?


Cela arrive : un escroc crée un faux profil à votre nom, avec vos photos, pour tromper vos proches. Dans ce cas :


7. Nous pouvons vous aider


Nous sommes à Hyères, 18 avenue Olbius Riquier.


04 94 27 65 95  /  contact@bsc-securite.fr  /  atelier au 18 avenue Olbius Riquier, 83400 Hyères.

Et selon votre situation :


En résumé



La phrase à retenir : le silence est votre meilleure réponse. Il ne confirme rien, n'ouvre aucune porte, et ne vous coûte rien.
Sources : Malwarebytes Labs, « "Is this still available?" The Marketplace message that puts your name on an ad » (octobre 2026) ; plateforme officielle de signalement 33700 ; cybermalveillance.gouv.fr (usurpation d'identité et SMS frauduleux) ; cas et conseils de l'atelier BSC Sécurité.

Pour aller plus loin : faux SMS banque, impôts, La Poste, Ameli · vos données ont fuité chez un commerçant · fausses pages de connexion aux réseaux sociaux · compte Facebook ou Instagram piraté : comment le récupérer


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